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HACHOIR ALLEGORIQUE



Un hachoir est sémantiquement une « petite hache », qui sert à hacher donc à mettre en petits morceaux. Son utilisation remonte à l’Age du fer !

 

Les taillants présentés ci-après ont plutôt vocation à équarrir et à couper de gros morceaux de viande en plus petites portions, mais pas à les hacher menus. Ils s’apparentent donc plus à des feuilles de boucher ou à des couperets, qui, officiellement, possèdent une lame et un dos plus épais et surtout peuvent couper des os !

Le hachoir ne peut pas couper d’os, mais de beaux morceaux de bidoche, donc ils sont apparentés mais pas jumeaux.

Une « feuille de boucher » est un type de couteau. Il ressemble à une feuille de papier format A5, doté d’un manche en bois ou en métal, qui est la continuité de la lame.

Très coupant, il permet de débiter les carcasses. Sa taille et son poids associés à l'élan du mouvement du bras lui offrent une grande force de coupe… Attention aux doigts alors !

Utilisé à plat, il permet d'écraser l'ail, l'échalote, les noix et tout ce qui offre une petite résistance !

 

L’Art Populaire à ceci de fabuleux qu’il a permis à des centaines d’objets utilitaires de recevoir un décor. Et le hachoir est ce type d’objet. Sa feuille, tout comme son manche, peuvent offrir à la vue une belle silhouette, humaine ou animale naïvement représentées. Le manche devient la queue d’un cheval, d’un renard, d’un chat, d’un oiseau et plus rarement un perroquet, un cou d’oiseau, un lion, une paire de jambes humaines ou l’étonnante Tarasque de Tarascon … Ces animaux sont toujours représentés en action : le renard fuit, ou reste aux aguets, le cheval trotte, le chat minaude, Il en devient, aux dires de certains commissaires-priseurs, « allégoriques »… très poétique pour un hachoir, n’est-ce-pas ? Moi, je dirai « zoomorphe », quand cela est le cas, c’est très classique mais indiscutable.

« « Donner un profil d’animal ou la silhouette d’une personne à l’ensemble du hachoir, manche compris, est très habituel dans les pays du centre de l’Europe. La venue importante de travailleurs et mineurs polonais, à partir du milieu du XIXème siècle, parait avoir donné un renouveau à une tradition qui existait toutefois en France. Les renards semblent arriver en masse à cette époque. L’inspiration populaire à fait le reste : cheval, cochon, oiseau, femme lascive ou ailée animent de façon amusante le geste de trancher. »

Extrait du dernier ouvrage de Monsieur Boucard, « Vocabulaire illustré des arts populaires », Eyrolles, 2014, p.179 et 181

Il existe, en outre, de très nombreux hachoirs qui portent une très belle lame décorée, par incision, par gravure, par ajours, par le travail du métal lui-même.

On pourrait ajouter : « pas chichi » ; l’objet n’est pas chic mais enjolivé, par un décor de structure, efficace toujours très touchant.

 

Les hachoirs ainsi décorés ne sont pas rares à dénicher… Zut, alors !

Mais la grande quantité induit aussi une belle variété de sujets décoratifs à trouver pour constituer une étonnante collection de hachoirs !

Les tarifs sont assez abordables, de quelques dizaines d’euros pour un renard ou un cheval, représentés de manière assez naïve, à quelques centaines d’euros pour des sujets plus rares, comme le perroquet,  le diable ou un sujet grivois, toujours très recherché, par exemple.




HACHOIR ZOOMORPHE

HACHOIR ZOOMORPHE

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HACHOIR TARASQUE DE TARASCON

HACHOIR TARASQUE DE TARASCON

HACHOIR

HACHOIR

HACHOIRS ZOOMORPHES

HACHOIRS ZOOMORPHES

HACHOIR ANTROPOMORPHE

HACHOIR PERROQUET

HACHOIR

HACHOIR ZOOMORPHE