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SIPHON A CHAMPAGNE



Ceci n'est pas un tire-bouchon… même si cet étonnant « truc » possède à son extrémité une mèche pleine et lui fait ressembler terriblement à un tire-bouchon !

Donc, non, ce n’est pas un tire-bouchon mais oui, c’est un objet du vin : il s’agit d’un siphon à champagne !

Le siphon a été inventé au début du 19ème siècle. C'est en France que le siphon à champagne a été inventé : en 1828, Marie-François-Gilles Rever fait breveter en France le premier instrument "qui évite la perte des boissons et eaux gazeuses qui font ordinairement sauter les bouchons". N’oubliez pas qu’à cette époque, le champagne était réservé aux classes les plus aisées et qu’il se dégustait !

Or, nous avons tous été confronté au fait d’ouvrir une bouteille et de ne pas la finir. Aujourd’hui, nous avons des solutions, comme des bouchons bien lourds ou des bouchons auto-bloquants, à l’époque, les amateurs se sont posé la question de savoir comment faire pour préserver le « pétillant » du vin?

D’autant plus que vous n’êtes pas sans savoir que le champagne doit impérativement conserver son gaz et donc ses fines bulles pour exprimer toute sa saveur…

 

Et, hop, voilà le siphon à champagne (notez qu’il s’écrit aussi « syphon ») !

Il est composé d’une tige plus ou moins longue, creuse, terminée par une mèche pointue qui porte plusieurs trous. Cette mèche doit percer la capsule des bouteilles de champagne. D’ailleurs, certaines capsules portent déjà cette ouverture, permettant l’emploi facilité du siphon à champagne.*

La mèche et l’ensemble des parties métalliques sont souvent en acier inoxydable, parfois chromés, quelques fois en métal argenté et plus rarement, en argent.

A l’autre extrémité, on peut voir une prise, suffisamment longue pour donner de la force d’appui lorsqu’on doit faire rentrer la mèche dans le bouchon en liège. Elle peut être en bois (en buis tourné), en bakélite, en métal. Sous cette poignée, vous pourrez remarquer un petit robinet, qui est directement fixé sur la tige et de cette surépaisseur, nait un plus ou moins long bec verseur. Certains rares modèles possèdent un levier à la place du robinet.

Le bec verseur ou bec-dégorgeoir prend souvent l’élégante forme du dauphin, selon ses canons des XVIIème et XVIIIème siècles. Il prend parfois place au bout d’une longue goulotte, joliment sineuseuse.

 

Donc, pour faire simple : pour se servir du siphon à champagne, il faut percer la capsule, puis le bouchon avec la mèche. Elle va s’enfoncer comme un tire-bouchon puis il faut forcer un peu pour faire rentrer tout le siphon jusqu'au fond de la bouteille (ce qui explique, que généralement, les siphons sont longs !). Un fois en place, il suffit de tourner le petit robinet. La pression gazeuse du champagne fait monter le précieux breuvage dans la mèche creuse (d’où la présence des trous sur la tige !) et le vin jaillit par le bec verseur.

Pour l’avoir lu sur quelques forums d’amateurs, il semblerait que remettre en usage un ancien siphon relève de l’exploit, car il faut vraiment être costaud et bien motivé ! Si l’idée germait aussi de votre côté, attention à la rouille et aux oxydations… Votre santé vous en saura gré !

 

On l'appelle aussi « fontaine à champagne ». Ce savant système fonctionne parfaitement pour le cidre, mais c’est un usage contemporain, car autrefois, le cidre était bien moins « sortable » que le champagne !

 

*Certaines plaques (comprenez capsules de champagne) du début du XXe siécle comportent des trous ronds ou carrés. Ce trou généralement fait par des particuliers ou débitants de boissons permettait la mise en place d'une fontaine à champagne ou d'un un siphon pour ne pas ouvrir la bouteille soit pour la dégustation ou le service d'une ou deux coupes.

 




SIPHON détail

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CAPSULES DE CHAMPAGNE PERCEES

SIPHON

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