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PISE



La pise est un outil rustique, bien souvent « fait maison », qui sert à « piser »… Ah, ça ne dit pas à quoi cela sert !!! Et bien, « piser », c’est décortiquer les châtaignes, soit leur enlever leurs deux peaux : la première, dure, marron et cassante, et la seconde, velue, plus fine qui protège directement  le fruit.      

Cet outil, qui est peu courant car son usage est très localisé, est constitué d’un plateau épais, rond ou carré, en bois de châtaignier, souvent cerclé de métal, complété d’un manche fait, le plus souvent, d’une branche courbée en noisetier. Certaines rares pises sont monoxyles : la tige et la masse sont fait d’un seul morceau de bois.

Le plateau est doté de petites dents, soit emboitées dans la masse, soit fixées telles des clous ou par des clous. Elles sont généralement de section ronde mais peuvent parfois prendre la forme  d’excroissances pyramidales.

Les plus anciennes pises possèdent un plateau clouté. C’est la fois un bon critère d’ancienneté et d’authenticité.

Dans cette même famille, on trouve les « pestels », sorte de masse d’arme, qui prend place dans une bru, qui est quant à elle, une partie de tronc évidée servant de mortier ou du moins de réceptacle à châtaignes.

La pise est aussi l’alliée du « bregaouiro », une nasse en noisetier tressé, dont on se servait pour débarrasser les châtaignes de leur second peau en les secouant dans cette nasse.

 

En patois, la pise s’appelle « pisadou ».


« Le séchage des châtaignes pouvait se faire dans des claies installées dans la cheminée ou bien dans un appartement communiquant avec la cheminée (dans les Boutières on parle de « mator »). Des fours étaient également adaptés pour recevoir des claies. C'est la clède, construction en pierres sèches généralement de forme carrée à un étage, qui représente le mieux le séchage des châtaignes. Elle pouvait être isolée dans la châtaigneraie ou intégrée au hameau. Le toit ne comportait généralement pas de cheminée, la fumée s'échappant au travers des fenestrous (petites fenêtres) ou des pierres disjointes. L'air chaud en passant à travers les châtaignes entraînait la dessication des fruits brassés par le producteur. Différents outils ont été mis en place pour piser ou « dépiquer » (éplucher) les châtaignes sèches : utilisation d'un pestel (sorte de pilon garni de clous à son extrémité), d'une pise (pièce de bois ronde ou carrée dont une face est ornée de dents carrées sculptées dans le bois ou composée de clous en fer et montée sur un manche courbe relativement fin) ou de soles (souliers à semelles de bois dans lesquelles sont fichées des pointes dentées)... Ces techniques demandaient souvent un repisage qui pouvait être réalisé plus tard dans l'année, quand il y avait moins de travaux agricoles.
Les châtaignes sèches étaient broyées dans les moulins à meule utilisés pour les céréales pour obtenir de la farine, au fur et à mesure des besoins. En effet, les châtaignes sèches se conservent mieux que la farine. Les châtaignes sèches étaient utilisées dans les échanges, mais la farine était généralement produite au plus près des lieux de consommation. »

 

Extrait du site : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022969855




PISE

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