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FER A PAPILLOTE



Se dit aussi  « fer à papillotes ».
Ce type de fer fut employé pour la réalisation de coiffures, permettant la mise en forme des cheveux. Une fois chauffé, le coiffeur pour dame écrasait les cheveux enfermés et maintenus en forme dans la papillote. La chaleur avait pour effet de faire prendre aux cheveux la forme désirée, très souvent un bouclage.
Le but du fer à papillote est de chauffer celle-ci, en faisant cuire les cheveux. Et oui,  pour faire tenir la frisure souhaitée, il fallait dessécher le cheveu. La papillote est placée entre les deux parties rondes du fer chauffé. Entre ces pinces, la mèche sera écrasée et chauffée, avec un temps de pose pour que les cheveux acquièrent la forme ronde bouclée désirée.
Pour savoir si la mèche de cheveux a été assez chauffée, c’est la couleur du papier, coincé et chauffé, qui indique le juste temps de « cuisson ». Celui-ci va jaunir et ce sera le signe que la mèche de cheveux a pris la forme voulue. En restant plus longtemps, le papier va foncer pour devenir de plus en plus marron. Ce sera mauvais signe car un temps de pose trop long calcinera les cheveux,  les réduisant en poudre, à  cause, bien sûr, de la trop forte chaleur.

Pour bien appréhender l’usage du fer à papillote, voici une excellente explication sur les us et coutumes afférents à cet objet. (Source à la fin de l’extrait)

 

Les papillotes


La mise en forme de la chevelure, son bouclage, se fait par la réalisation des papillotes.
Papillotes : nom donné à un morceau de papier dans lequel on enveloppe les cheveux avant de les friser. On trouve ce mot déjà 1617.
Deux sortes de formes de papier existent pour faire une papillote : la forme triangulaire, forme classique pour toutes les longueurs de cheveux et la forme rectangulaire fendue au milieu de sa longueur sur une assez grande distance pour les cheveux courts.
La chevelure est alors divisée en petits carrés. Avec les cheveux de chaque carré, on forme une boucle plate, en commençant l’enroulage par la pointe des cheveux, pour finir près de la racine.
Lorsque la boucle est posée dans une feuille de papier de forme triangulaire, chaque pointe du papier est rabattue, pliée, à l’opposé de son point de départ, permettant de faire plusieurs pliages enfermant la boucle et la maintenant en forme. À la fin du pliage, la papillote a la forme d’un genre de croissant. Ainsi, empapillotée, elle ne peut pas se défaire.
En tenant à la fois, la racine des cheveux et la pointe de la papillote, la partie du milieu de la papillote est libre, facile à pincer et à chauffer avec le fer chaud.

Pour avoir une frisure importante et régulière, il faut réaliser un très grand nombre de papillotes et des petites mèches régulières, mais pas trop grosses.
Voici un récit de l’époque (XVIIIème siècle) : « C’est la coiffure qui est la grande affaire ou plutôt le vrai supplice, il faut se livrer des heures durant au fer, subir deux milles papillotes sur la tête, les grands artistes étant fort connus et peu disponibles, on est forcé parfois de se faire coiffer la veille et de passer la nuit à dormir dans un fauteuil ».
Voici en outre, une autre description de Mme de Choiseul : « je viens de m’arracher du lit pour achever une frisure commencée d’hier ; quatre pesantes mains accablent ma pauvre tête.
Ce n’est pas le pire, j’entends résonner à mes oreilles le fer pour les les papillotes, il est trop chaud (…) ».
On peut réaliser deux sortes de papillotes : la papillote classique, simple, en boucles. C’est celle qui vient d’être décrite précédemment.  Et il existe aussi la papillote tortillée ou double, réalisant un crêpé qui se fait sur cheveux courts. Ce type de papillote est plutôt réservée aux hommes et va donner une frisure soutenue.
Une papillote tortillée ou double est celle que l’on emploi pour la frisure des cheveux courts, elle est plus ferme et se réalise sur le bord de l’implantation de la pointe frontale.
Pour la réaliser, on tortille et on vrille entre les doigts le papier rectangulaire, en le tournant avec les cheveux pris dans le papier. Puis rassemblant les deux extrémités du papier, on les tortille de nouveau ensemble, puis on couvre le tout d’une papillote classique et enfin on les pince dans le fer chaud. Cette manière de faire va donner du crêpe aux cheveux, c'est-à-dire les rendre très frisés, crêpelés et épaissis. (Crêpelé signifie ondulations serrées. Ce travail de la chevelure a déjà été pratiqué jusque vers 1513).

Extrait issu de http://www.coiffure-ducher.fr/accommodage.html, ainsi que de nombreuses informations de cet article.

 

Le fer à papillote sera utilisé jusqu’au début du XXème siècle.

La plus part de ces instruments de torture est réalisée en acier, métal très conducteur.

Certains sont dotés de manches en bois ou en bakélite. Ce qui prévient des brûlures et apporte confort lors de la prise en main.

Vous pourrez constater la grande variété des fers à papillotes en jetant un œil aux photos ci-dessous.

 

 

Elles sont nombreuses à être issues du site :

http://brocantest.pagesperso-orange.fr/Papillotes/papillotes.htm. Elles sont identifiables par ce signe *.




FER A PAPILLOTE *

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FER A PAPILLOTE PLIABLE

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